Bienvenue dans ce deuxième cahier d’été. Après Majorque et son empreinte purement méditerranéenne, mettons le cap sur la Dordogne. Une destination qui se dessine au fil des kilomètres d’eau et des rêveries estivales.
Premier « Cahier d’été » déjà publié : un lieu magique appelé Sóller
Douce France
L’appel de la « remontée vers le nord » se fait entendre, les festivités du 14 juillet sont derrière nous, et me voici envahie par la nostalgie d’une certaine France. Ce n’est pas le pays du quotidien qui me manque, mais sa version estivale et idéalisée : celle des vacances en famille, de l’insouciance retrouvée et des rires d’enfants. La France des fenêtres ouvertes sur les routes de campagne et des journées qui s’étirent sans fin.
Mon article à propos de Ce qui me manque de la France
L’an passé, notre route nous a menés au cœur d’une région que j’avais souvent traversée sans jamais m’y arrêter, un nom familier aux allures de promesse : la Dordogne.



Ici, tout semble sorti d’une carte postale. Les rivières, serpentant au pied des falaises teintées d’histoire, la nature luxuriante qui vous enveloppe. Les grottes, mystérieuses invitations à remonter le temps ; les nappes à carreaux rouges et blancs dépliées pour un pique-nique improvisé ; et les châteaux, sentinelles de pierre veillant sur la vallée… C’est l’image d’Épinal, cette France tant chérie des touristes étrangers, et notamment des Britanniques qui y ont trouvé un second foyer.

En tant que famille franco-britannique, je peux vous l’affirmer : nous étions dans notre élément. Au milieu des accents anglais se mêlant aux conversations des vacanciers français, nous nous sommes pris à rêver. Et si c’était ça, la vie ?
Pourquoi ne pas nous installer ici ?
J’avoue tout : à chaque nouvelle destination, la même douce folie me saisit. Je sonde le marché immobilier, je me projette, je dessine les contours d’une autre existence. C’est un jeu un peu dangereux qui me tient d’ailleurs éloignée d’un pays que je chéris : la Grèce. Depuis vingt ans, une de mes meilleurs amies m’y attend. Mais je repousse le voyage à l’infini. Car chaque voyage est un risque pour mon équilibre.
Mais revenons à nos rêves périgourdins…
Adam, passionné de sports d’eau et ancien kayakiste professionnel, se voyait déjà reprendre le cours de la rivière, une reconversion comme une évidence. Moi, je m’imaginais dans une petite librairie internationale où l’odeur des livres se mêlerait à celle du thé et des gâteaux faits maison. Vue depuis notre parenthèse estivale, la vie en Dordogne semblait un long fleuve tranquille, une promesse de douceur et d’espoir.
Ce séjour m’a d’ailleurs rappelé une série qui avait bercé ma jeunesse. Qui se souvient de ce feuilleton-fleuve au titre si prémonitoire, « La Rivière Espérance » ?
Quelques idées pour vous inspirer en Dordogne
Cette destination est idéale pour se déconnecter et se reconnecter à l’essentiel. En solo, en couple ou en famille, ses paysages se prêtent aussi bien à l’aventure qu’à une quête de soi.
Au fil de l’eau

Une descente en kayak sur la Dordogne ou la Vézère est une expérience que je ne peux que conseiller. Longer les châteaux majestueux et les grottes depuis le silence de l’eau offre une parenthèse de fraîcheur inoubliable, un dialogue silencieux avec des siècles d’histoire.
Flâner à Sarlat, cœur battant du Périgord Noir

Sarlat-la-Canéda est un véritable bijou. Se perdre dans le labyrinthe de ses ruelles pavées, sous la lumière dorée qui caresse la pierre séculaire le soir tombant, est un enchantement. Pour les gourmands, c’est le paradis du foie gras, du confit et de la truffe. Et même pour moi, qui ne mange rien de tout cela, la magie opère.
Voyager dans le temps en Dordogne

Entre le romantisme des châteaux comme Beynac ou Castelnaud et le mystère des grottes préhistoriques comme Lascaux IV, la Dordogne est une invitation à un double voyage. L’un vers les sommets de l’histoire des hommes, l’autre dans les entrailles de la Terre, aux origines de l’art.
Nous avons tant aimé cette escale sur la route de notre retour vers Grenade que nous avons décidé de prolonger notre séjour. Le prétexte était la traduction d’un livre que je devais rendre, mais la vérité est que nous n’étions pas prêts à laisser la Dordogne. Entre d’intenses sessions de travail et de purs moments de détente, ce petit coin de France s’est révélée être bien plus qu’une simple étape. C’était un point d’ancrage parfait entre ma France familiale et ma vie à l’étranger.
Cette année, je fête mes 20 ans de vie à l’étranger. J’ai publié un premier chapitre appelé Mes années de formation.
Pourquoi ce cahier d’été sur la Dordogne ?
Alors que bientôt, nous bouclerons à nouveau les valises pour l’Hexagone, je ne sais pas si notre chemin croisera celui de la Dordogne cette année. Mais une chose est certaine : la rivière nous a murmuré une promesse, et nous reviendrons l’écouter.
En effet, la Dordogne coche toutes les cases de ce que j’aime. J’ai vraiment eu l’impression que le temps s’y est arrêté.

Encore une fois, je n’ai pas souhaité faire la liste d’adresses précises. Savoir lever le pied, c’est aussi prendre le temps de regarder autour de soi et de se laisser inspirer.
Après ce cahier d’été en Dordogne, je vous donne bientôt rendez-vous pour une nouvelle destination.
Spoiler : il y aura bien des destinations italiennes dans mes cahiers d’été.
Traductrice et rédactrice, je collabore avec des maisons d’édition, des agences de voyage française et italienne, des offices de tourisme en Italie et en Espagne, et des magazines spécialisés sur la vie méditerranéenne.
En 2023, j’ai lancé mon site Cahier de Coco. Un site aux multiples facettes où vous trouverez une partie dédiée à l’Andalousie, une autre sur ma vie à l’étranger et mon rapport à la France, des articles sur l’Italie – ma grande passion -, mais aussi des articles liés au multilinguisme.


Laisser un commentaire